« Je parraine depuis une quarantaine d’année »

« Je parraine depuis une quarantaine d’années car mon numéro est inférieur à 300. C’est une amie qui m’a parlé de PARTAGE, je les ai contactés et les besoins du moment étaient au Bangladesh. Mon premier filleul a le même âge que mon fils aîné : 51 ans.

Après quelques parrainages en Afrique, nous avons établi un lien avec Compartir au Honduras suite au séisme de 1999. En juin dernier, j’ai démarré le parrainage de Jorge qui a 9 ans.

Ce qui me motive est de permettre à des enfants de vivre décemment dans leur pays en ayant de meilleures conditions d’épanouissement.

Avec mon mari, en 2004,  nous avons eu l’occasion de partir au Honduras grâce à une marraine qui a organisé le voyage. C’était une vraie découverte. J’ai pu voir ce que la solidarité pouvait apporter dans ces pays si pauvres. Même avec peu de moyens, il y a toujours de quoi donner. J’ai pu me rendre compte sur place de la vraie vie de ma filleule. La rencontre avec sa famille, voir leur petite maisonnette a déclenché des échanges plus réguliers et profonds. Nous avons emmené les enfants dans l’ambassade de France. Leurs yeux émerveillés, je m’en souviendrai toujours. J’ai longtemps eu des nouvelles de cette filleule que j’ai soutenue jusqu’à sa majorité et son entrée à l’université. Nos contacts se font toujours par l’intermédiaire du partenaire local (courrier, courriel, colis, …). Il n’y a pas de lien direct ce qui empêche le filleul de venir chez le parrain ou de faire des demandes exagérées. Ca me parait important pour rassurer des parrains-marraines.

Suite à ce voyage, nous avons participé à la création de l’antenne PARTAGE Vendée avec d’autres couples de parrains – marraines. Maintenant que je suis veuve, j’en fais toujours partie.

Par l’association locale de PARTAGE Nantes, j’ai eu l’occasion de visiter le Liban et les deux partenaires de PARTAGE en 2019. Le pays était déjà en grandes difficultés, à cela se sont ajoutées la pandémie et l’explosion du port de Beyrouth. Sur place, j’ai vu des personnes très engagées dans leur mission auprès des enfants handicapés qui n’ont pas d’autre endroit que le centre du SESOBEL. La piscine venait d’ouvrir, elle était financée par une ouverture au public. Ce qui est très étonnant ce sont les rires des enfants lorsqu’ils arrivent au centre le matin. Malgré les situations difficiles, il y avait beaucoup de joie. Et aussi de l’inventivité pour réparer, mettre au point les équipements. Nous avons vu des modèles d’humanité, de respect, de don total, de dignité. Les salariés ont accepté une baisse de salaire pour maintenir l’accueil des enfants car les subventions du gouvernement n’étaient pas versées. Nous avons aussi très bien mangé avec les mamans qui préparaient de bons plats et nous décrivaient leurs vies. La photo que je joins est celle d’un soutien aux devoirs auquel nous avons participé.

Quand j’ai appris l’explosion à Beyrouth, je ne savais pas comment aider. PARTAGE a lancé le projet SOLIDARITE LIBAN, alors tout de suite j’ai répondu présente. Je suis heureuse d’y participer et de continuer à espérer avec eux. »

Marie-Thérèse